toutes ces photos ne sont pas de moi, tous les emprunts sont un hommage à leur (h)auteur. 

et ce fut le But ...  (phrase célébre par chez nous ;-)

  

 

 

Le San Juan 5843m se situe dans la même vallée que le Maparaju gravi au début de notre séjour. Avec le Xa on avait pensé le tenter mais il fallait choisir, on ne pouvait pas tout faire. Ce sommet est vraiment intéressant de par sa longue arête effilée et problématique, qui promet de belles sensations.

Ce nom est donc redevenu d´actualité lorsque nous sommes reparti en montagne avec un autre ami. John, un américain qui bosse tous les étés sur Huaraz en proposant des tours en vtt. Il ne connait pas non plus ce sommet, c´est décidé, va pour le San Juan.

 

  

 

Quebrada Quilcayhuanca - camp de base Maparaju (sommet en haut à droite)

La façon de faire change de mes habitudes, taxi privé, ânes et ariero, grande tente canadienne pour le camp de base, de la bouffe pour un régiment, grand confort quoi, je ne vais pas me plaindre. Installés royalement nous nous préparons pour monter au Maparaju, John pour s´aclimater et moi pour finir cette course ( inachevée la première fois à cause du manque d´aclimatation qui m´avait complètement séché ). 

 

 approche sur le sentier                     

Le matin, levé 5h, nous suivons tranquillement le sentier jusqu´au col Abra Villon vers 5000m, on s´équipe, on suit quelques traces effacées par le vent, ça déroule, on franchit deux passages plus raides, avec de la glace cachée. Puis vient l´heure du choix, suivre la voie normale ou essayer la petite arête sud qui mène directement au sommet, évidement on opte pour le plus marrant. Direction l´arête, on change l´encordement, court à 2m, tirer des longueurs ou corde tendue longue serait inefficace vu le terrain et la qualité de neige, donc, pas tomber mon pote ! merci d´avance. C´est bien raide, on est au-dessus d´un à-pic sur l´autre versant, vue splendide mais y a du gaz, on vire à gauche, dans du sucre en poudre au-dessus de barres rocheuses, pas tomber mon pote ! oui je sais tu m´as déjà dis, tendue la corde hein ? oui, oui, avance. On traverse à flanc et on se rapproche du sommet, quelques mètres et on y est. Plein les yeux, c´est un petit sommet mais la vue sur les grands voisins vaut le détour, le Cayesh, tel une flèche de cathédrale, s´élance vers le ciel, le Huantsan toujours aussi imposant nous dévoile un nouveau versant, et le San Juan nous nargue de près, mais pas par cette face pour nous, trop engagée. Bon faut y aller, descente tranquille par la voie normale, le soleil a déjà bien chauffé les pentes, la neige est lourde. A la sortie du glacier ça coule à grands torrents, fonte des glaciers ? c´est sur, à ce rythme ils vont très vite disparaître.

         Cayesh vu du sommet

 

 

 

 

Panorama depuis le Maparaju - Huantsan - Tumarinaraju - San Juan

De retour au camp, un peu de récupération et on prépare le matériel pour le lendemain. Direction le camp moraine du San Juan, il faut redescendre la vallée une petite demi-heure et viser entre deux ruisseaux selon le topo, finalement on verra que c´est aussi pratique et plus agréable par les côtés plutôt qu´au milieu. C´est raide et on a récupéré nos gros sacs, pas de porteur aujourd´hui, on souffle, quelques raidillons où il faut mettre les mains, et enfin l´objectif  se dévoile, c´est le début des questions. Un peu plus loin voilà nos réponses en vue, un accès au glacier trop mauvais par le bas du à son recul impressionnant, il faut trouver un chemin dans les parois rocheuses pour monter une centaine de mètres et passer les séracs. Ensuite c´est du bon pour atteindre un petit sommet, puis une belle arête mais qui se transforme en véritable cauchemar, crevasses, séracs, corniches, tout y passe, peut être même l´obligation de faire une traversée super exposée sous des séracs et des parois rocheuses menaçantes. La sortie au sommet parait plus aisée mais ce gros passage nous semble beaucoup trop dangereux.

 Camp moraine, arête et sommet du San Juan

 

 

Alors ? essayer d´aller voir l´accès et le début de l´arête ? bof me dit John. Je laisse quand même un sac de matériel sur place, puis on redescend avec tout le reste, encore un but après le Huantsan, 2ème B4c-w (« chicken-wings comme disaient nos copines allemandes :o)

      Arête du San Juan versant Sud

 

 

 

 

Je pense remonter au camp pour trouver l´accès au glacier par les rochers et voir un col plus bas sur l´arête pour avoir une autre solution, têtu la mule ! Mais c´est sans compter sur le climat pourri d´Août, deux jours coincés sous la tente, merci John pour la prévoyance. Deux jours de lecture, écriture, nourriture, siesture et biture ( à non, on a oublié la bière et le Pisco ). Finalement John craque, il part sous la pluie chercher des porteurs pour nous rapatrier vite fait. Le lendemain je cours au camp moraine récupérer mon sac, et la caravane rentre sur Huaraz.

 trop dur, je rentre à la maison !

 

Pas glorieux cette sortie, mais qu´est ce qu´on était bien là-haut !

 

 

  

Recette du jour :

- prenez un gégé toujours motivé mais bien crevé (et qui fait des versets, bon nul d´accord),

- rajoutez un Jonas, amical et jovial Suisse, propre sur lui comme il se doit (enfin pour l´instant),

- mixez le tout dans un bar d´Huaraz avec beaucoup de bières qui rendent bête,

- vous obtenez une idée saugrenue mais qui paraît intelligente de prime abord, aller grimper l´Artesonraju.

Artesonraju, 6025m, face sud-est, D, 1200m+.

Pourquoi saugrenue ? d´une, parceque j´aime bien les mots bizarres, de deux, parceque on ne ce connait pas en montagne, de trois, que c´est une bien longue bambée, de quatre, vous mettez de deux et de trois ensemble c´est pas idéal, de cinq, qu´on ne connait pas les conditions (pas de sortie sur C2C dans les derniers jours), de six, y a trois jeunes qui viennent de s´écrasé au pied de la face, de sept, le temps est pas terrible, de huit, on est bien à Huaraz dans les bars y a plein de beautées locales et de gringuettes en goguette, de neuf, je vais bien trouvé quelque chose, de dix, je peux continuer longtemps, faut pas me poser des questions comme ça aussi quoi. 

Laguna Parón et la Pyramide - camp moraine

Saugrenue ou pas, c´est parti. Donc, sac au dos, grosses aux pieds et araignée au plafond ( obligatoire pour ce lancer dans des galères pareilles ) nous voici sur la route de la vallée Parón. Magnifique coin pas trop fréquenté car ici les sommets sont plutôt difficiles, Huandoy  Est, Ouest et Nord, Chacraraju Ouest, Pyramide de Garcilaso, Caraz I et II, et le célèbre Sphinx, la Esfinge , pour les amateurs de grandes voies rocheuses. 

Fini le tape-cul en voiture, la laguna Parón nous attend pour une ballade bucolique le long de ses eaux calmes, à l´embouchure du lac quelques vaches espèrent papoter un peu avec nous, on leur dit juste en passant mmeeeeuuh ! ( bonjour ça va ? en langue vache espagnol ), car il nous reste un petit bout de chemin pour trouver un autre camp de base plus calme ( car en plus des vaches il y avait un troupeau d´Autrichiens avec leurs guides, porteurs, cuisiniers, serveurs, docteurs, dentistes, cartographes, biographes, historiographes, et autres hagiographes ).

Chacraraju à gauche    -   Pyramide de Garcilaso à droite. 

Nous montons le long de la moraine vers notre camp nocturne lorsque nous voyons apparaître, un condor ? non, la lune ? non, plein de randonneuses suédoises ? non, Sarkosy, ah non ta gueule, le camp ( revenir au début de la phrase pour ceux qui ne comprennent pas ). Un petit camp sous les quinuals, rien que pour nous, une belle plateforme confortable, un ruisseau d´eau pure éloigné d´au moins 1m50, quelques oiseaux nous chantent un air de bienvenue, pendant que le soleil enrichit les sommets de multiples couleurs chatoyantes. Rien que ça ! Donc après une nuit chaste et reposante nous entamons la montée au camp moraine, en profitant du joyeux paysage qui s´offre à nous, les lagunes brillent au soleil, les pentes douces et verdoyantes de la vallée laissent la place aux escarpements rocheux, aux champs de neige verticaux aux arêtes acérées et déchiquetées, et aux sommets imposants ou effrayants. Fin du monde idyllique et début du chaos montagnard, des affreuses moraines, des glaciers dévoreurs et des faces monstrueuses. Le camp moraine permet de profiter tranquillement du panorama et de mesurer les futurs dégâts : un  long glacier plat et gris, un cheminement caché dans des séracs pour atteindre la rimaye, une pure pente régulière et bien blanche pour arriver sur un large sommet prometteur. Pas l´air dur mais long. Bon, yapluka ! 

 

Départ au milieu de la nuit, une petite descente dans les éboulis nous pose au pied du glacier, crampons aux pieds nous prenons le rythme, nos frontales délimitent notre espace de vie 5m devant nous, après seul le néant existe, ce qui n´est pas très pratique pour éviter les pièges, pas de crevasses mais beaucoup de pots, des piscines camouflées  sous la surface, je passe le pied à travers cette surface et manque d´y plonger la tête la première, sa refroidit. Enfin arrive la neige et la pente, passage à un petit col, on suit les traces à travers les crevasses et les séracs, on zigzague beaucoup, puis on y est, presque !, pas très sur mais on n´y voit goutte, plus de traces, rienafout´ ça va passer. On passe en mode grimpe, et blabla bla, bon allez à plus, tiens c´est pas là, redescend un peu, traverse, peut être là, pouf y´a un gros trou là, ça va tenir, oui quand je parle pas je suis moins lourd, ah ? eheh passé. Maintenant la pente, piolet, planter, tirer, pousser, cramponner, souffler, planter, pousser, tirer, bourriner, planter, tirer, lever le nez, bûcheronner, pousser, ?  y en a comme ça sur au moins 600m alors je résume. Le jour se lève, petit à petit on voit où on se trouve, l´ampleur de la face au-dessus de nous, plus tard la même ampleur au-dessous, gaz ! La neige porte mais pas assez pour les pioches, pas de piolet traction, ça patauge un peu dés fois. Des heures et des heures plus tard, on constate que c´est vraiment trop long, même après avoir essayé de grimper plus vite avec moins de points et en corde tendue à fond, ça traîne. Mais le sommet est là tout proche, ça va le faire. Finalement on y est, sur l´épaule, 100m et le voici, le splendide sommet, panorama qui décoiffe, tous les « gros » du nord de la cordillère sont au rendez-vous, c´est classe. Bon aller on ce casse. Heureusement les Autrichiens ont équipés toute la face en rappels sur pieux à neige, un seul mot d´ordre, vite (sans faire de connerie dans les manips si possible ). C´est parti pour plus d´une quinzaine de rappels, 16 ou 17 je crois, c´est long ! Et malheureusement pour nous la nuit nous attrape à seulement trois longueurs de la rimaye, trois de trop, car évidement la ligne de rappels dévie de la ligne droite qu´on suivait jusque là, trop facile. Du coup on ce plante de côté ( une chance sur deux :-), la neige est trop pourrie pour installer un rappel, résultat : modifier l´encordement, remonter un peu, traverser, trouver un passage, installer un rappel, remanip de corde, retour à la case départ. Mais dans quel état, on est déjà bien cramé, faut rester concentré, reremanip de corde, ne pas perdre les traces, rester debout, pas mélanger les crampons,  dur dur. Retour au col, ouf on est tranquille, plus qu´a rouler. Tu parles, avec la fatigue et la nuit on trouve le moyen de se retrouver à l´autre bout de la vallée, se sont les petites étoiles qui nous le disent. Les petites étoiles des frontales de la première cordée qui part du camp ! Demi-tour, à bout de force faut remonter la moraine, et s´écrouler sous la tente comme des larves. Quelle bavante le retour !

 

l´Alpamayo au loin

On s´en est bien tirer finalement. C´était une belle course mais mal prévue, comme on ne ce connaissait pas en montagne avec Jonas, on aurait du partir du camp glacier, plus haut, partir plus tôt, et aller plus vite dans les manips (moins de photos ou blabla et autres pertes de temps). 

 

Au fond, Chopicalqui, Huascarán Sur et Norte, Pisco sous le Huascaran norte

La prochaine fois je sais, et je monte la planche c´est sur, descente en deux-deux à la Gégé (j´ai mon casque je crains rien !??! ) et le tour est joué, le bon plan.

Rendez-vous là-haut avec les surfs, d´accord les Guenilles ?

 

 

  

Après le départ de Xa (lacheur va !-) me voici seul au millieu de la cordillère blanche.

Heureusement pas pour lontemps, avec Skip, un américain sympa (si si y en a ;-) rencontré en montagne au début du séjour, on décide d´aller en reconnaissance vers le Huantsán 6395m. On y va pas pour faire le sommet, c´est clair comme ça pas de but !  Mais on aimerait monter jusqu´au sommet Nord 6113m si c´est possible. L´approche ce fait par une chouette et courte vallée, la Quebrada Shallap, juste au-dessus d´Huaraz, tranquille et agréable cette petite marche nous amène à un lac à 4300m équipé récemment d´un barrage pour controler ces fluctuations. Il y a même quelques bâtiments encore debouts et un gardien au barrage, idéal pour dormir à l´abri (certes rustique) et laisser des affaires au gardien.

Vallée Shallap      -     camp à 4800m

Pour l´approche, on monte tranquillement au camp 1 vers 4800m dans une mini vallée, mignonne, avec de l´eau mais avec trés peu d´emplacements pour la tente. De là on grimpe dans les bandes rocheuses vers une épaule qui nous dépose au pied du glacier. Et c´est là  qu´on a la surprise de trouver un glacier en déconfiture ! La tête du truc, bouuuufff !  Bon on regarde, on cherche. Donc on a à ma gauche un glacier pourri et déchiqueté, des crevasses maousses qui nous promettent des rallonges monstres, des cailloux gros comme des chanteurs d´opéra au milieu de la glace et des séracs qui ruinent un gros passage obligé du parcours style Verdun en 18 (je connais j´y étais quand les teutons ont chargés, mon p´tit). Et à ma droite deux petites têtes protégées sous des casques garantis contre les chiures de pigeons.

Résultat du match, la grosse berta  1 - les survivants éphémères  0.

antécime sous le sommet Nord     -       face sud du Huantsán

On en profite pour explorer le coin, chercher d´autres options, mais y pas à tortiller, ça passe pas pour nous. Dommage cela semblait chouette. La vallée glaciaire est impressionante aussi, avec une immense langue plate sur la fin et une triste vue sur une face en décomposition du San Juan, à cause du recul des glaciers et de la chaleur la face perd sa chape blanche et tombe en lambeaux. Nous retournons voir notre ami Romulo au camp de base, le gardien du barrage qui s´emmerde sec dans son cabanon, à surveiller que le lac ne d´cide pas de prendre la poudre d´éscampette vers la vallée voisine pour discuter avec la belle lagune aux vaguelettes aguicheuses. Donc on reste faire une bonne action, on ronfle deux jours sous un joli soleil, on bouquine un peu (faut que je finisse mon Arlequin et Skip son Castañeda shouté aux cactus) et on papotte avec Romulo, dur dur !  Finalement les mules arrivent et faut retourner à la civilisation, dommage, nickel ce camp de base.

L´horizon ce ferme sur le Huantsán, le soleil se lève sur l´Artesonraju.

 

et voilà le petit dernier,

   Tocllaraju, 6032m, Face Ouest Directe.

Je vais te parler du Tocllaraju, une autre aventure du Xa y de yo,

Tu vois l´Alpamayo, pareil en plus grand, il y a même des photos para tú,

Il est chouette ce sommet, on va donc choisir un bel itinéraire, par respect por el,

Nous irons donc par la face ouest directe, si la montagne veut bien de nosostros,

Vous imaginez que ce ne fut pas de tout repos, mais au sommet on pensa beaucoup a vosotros,

Ils doivent venir ici, profiter des belles montagnes, on reviendra con ellos.

 

bon d´accord j´arrete de boire ! Apres cette petite leçon de Castillan a deux balles, parlons des choses sérieuses, apres l´Alpamayo difficile de retourner faire un sommet rando. On se garde la pression sur les épaules et on part vers le Ranrapalca et Tocllaraju, dans la vallée Ishinca ( tres fréquentée pour ces sommets faciles, Urus et Ishinca ). Pas d´anes ce coup-ci, on refait les mules, sur un sentier peinard qui nous envoie au milieu de la troupe des grimpus-andinae-basicus sorte de trucs a deux pattes, parés de couleurs chattoyantes, avec une grosse bosse dorsale épineuse (ne pas se frotter ça pique, crampons et piolets forment ça défense princale), et qui poussent des cris bizarres : ao-iz-zeu-ceumite, ou autres wherizepaf ... Ils construisent des petites buttes chaque soir avec de belles couleurs aussi, toujours pour attirer des femelles dans leur terrier mais ça ne marche pas souvent !

je bois plus , c´est le soleil qui tappe trop fort. Enfin arrivés au camp de base on se renseigne un peu et il semble que le gros Ranrapalca ne soit pas trop digne de confiance en ce momment, il s´acharne à caillassé les pauvres grimpeurs qui tentent la face nord, qui n´a plus grand chose de blanc, même la normale en nord-est ce rebelle est parpine comme sa soeur. Donc direction : Tocllaraju.

Une courte, mais raide comme la justice, grimpette nous pose au camp col, environ 5000m, sur des graviers appréciables et des cailloux protecteurs. Bien plus confortable que le plateau glaciaire 100m plus haut où se déchainent des vents monstrueux (des cordées plient baggages dans l´adversité), cruelle montagne ;-) nous sommes heureusement quelque peu protégés. Malgrés nos batailles successives avec notre infidèle réchaud à essence, nous arrivons nous reposé et à nous coucher à l´heure du gouter, sans même une tartine de nuttela :-(

           Tocllaraju vu du camp col.

L´heure H ayant sonnée (mais même pas un petit pet pour la route), harnachés pour l´assaut version Apocalypse Snow I (les anciens se souviennent !-), nous voici sur le glacier prets à nous perdre. Et non , l´arme fatale c´est le Xa qui fait une reconnaissance la veille pour repérer l´approche et ça marche !(enfin parfois :-))) désolé Xa j´ai pas resisté ! Bon on arrive à la rimaye, cool le Gege n´est pas parti explorer le fond d´une crevasse et il arrive encore à marcher sans bouteille d´oxygène.

A nous la rimaye, mais par dessus Xa, pas dans la rimaye !!! Bon ça passe, voici le temps de la douce musique des piochons qui tambourinent sur la glace. Comment ça schroumpf schroumpf ? a bon, de la neige, ok plus tard la glace. ponk ponk ponk et une estacca plantée, une. pk pk pk et de deux mais c´est loin, je vois ne vois plus mon Xa. Les cordes se déroulent, fuiiittt, bougent plus, se délovent, fuiiiitttt, s´immobilisent, repartent ffuuschrkonk, merde des nouilles, vite mode 4 mains enclenché, assurer le pote (faut que je le rende en bon état sinon Sév va m´engueuler sévère), tirer sur les nouilles, dépatouiller tout ce bordel, maudire Béal qui n´invente pas la corde anti-nouille, remonter le casque qui te tombe sur le nez, ne pas avaller le pruneau de travers, respire bien par le nez, merde il est parti oú ce #¿*@ de noeud, vite donne du mou, ouf ça passe ! sauvé ? que nenni, le bout de corde se rapproche, vite défaire le relais, avaller le pruneau sans le noyau, pas mettre les crampons sur la #¿*@ de corde, empoigner virilement les pioches (faut bien trouver un adjectif, délicatement ça le fait pas trop :-) passer la rimaye, pas dans la rimaye !!!

Respire un peu, c´est passé. schroumpf schroumpf  fait la neige, ça réchauffe la montée, super. Ah voici le premier pieu, suffit de tirer vers le haut, haannn ça veux pas venir, haaargghhhaannwwouua ne pas valser en l´air avec le pieu dans les mains, sinon retour à la case rimaye, dans la rimaye !  Bon je dramatise un peu ! en fait la grimpe est super agréable, assez tranquille grace aux ancrages efficaces dans la neige dure puis sur la glace franche et compacte. Mais c´est pour vous faire sentir l´intensité de ces momments, où rien d´autre n´existe que toi, ton pote et ta face à gravir. Donc quand le Xa ce retrouve à poil (de matos bande de comiques) je vois ce petit point de lumière au loin qui m´attend gentiment, là je peux lacher les cheveaux puisqu'on est plus à corde tendue, haann ouuff haannn oouuff, coucou le Xa, ça meule hein ? Bon pas le temps pour les bisous, échange du reste de matos, manip de sangles et autres  zziipp à merde le mousquif dans la rimaye ! 

Bon à mon tour de me sortir les doigts (pardon !-) ponk ponk ponk ponk la belle musique, un petit squiiikkk squuikk de temps en temps en posant une broche, pas trop faut pas gâcher ! et en plus c´est fatiguant. La corde pendouille car faut traverser. Pourquoi, ben on a regarder au-dessus de nos tetes et y avait un gros tas de neige et de glace qui surplombait, genre si tu veux jouer au con viens me voir que je t´ecrabouille petit grimpeur. Comme on est inntelligeants (si si c´est prouvé) on c´est donc échappé à gauche. Donc traversons, une ligne de glace, une bande de neige, glace, neige, glace, ... glace (et non rien d´horrible !-) Tiens suis à poil (idem), un relais, le Xa, bidouillent, tiens on a rien fait tomber, bien les gars ça s´améliore. Rebelotte, ponk ponk ponk ponk fuiiittt fuiiittt squiiikkk squuikk etc ... (en rajoutant glaglagla car ça meule sevère)  Tiens une corniche à surmonter dans de la neige ou le pieu est plus là pour l´effet psycologique qu´autre chose, un petit air de final d´Alpamyo ça. Pas tomber sinon ? et oui dans la rimaye ! super ça ancre bien au-dessus, un gros hhaannn-hhargghhh après c´est le soulagement. En plus ça à l´air rando après, méfiance quand même, c´est traitre la montagne (phrase à la con hein ?-) mon dernier pieu planté il ne reste plus qu´a rejoindre la crete sud, la délivrance, le soleil mon idole, un gros zef mais on est soulagés. Une pause au soleil, du chocolat et un coup de Genépi (ah non mince on n´est pas sur Belledonne), même sans le gnep c´est un régal, on souffle un peu. On s´encorde court sur un brin, y a plus de problème il semble, mais méfiance etc... 30m plus haut on peut profiter d´un panorama grandiose sur la cordillère. La classe, pas un nuage pour nous frustrer, un zef à décorner un cocu, mais j´m´en fou j´ai mon casque (mince j´ai pas de copine non plus :-)

On profite vraiment de cet instant, dernier sommet ensemble au Pérou, après un bon mois de montagne, c´est classe et c´est fort. Reste juste à descendre, avec ces péripéties habituelles mais passons. On ce repose une bonne nuit pour récupérer au camp col, retour voir les amis espagnoles qui nous offrent le petit dej, descente vers Pashpa par un sentier qui nous offre encore un grand paysage, les potes argentins nous invitent pour la Pachamanca (plat traditionnel et délicieux), merci la montagne pour tous ces potes rencontrés sur tes pentes. Enfin Huaraz, aurevoir aux potes d'ici aussi ! pour le Xa qui embarque (avec d'autres potes dans le bus, c´est fou)  pour Lima rejoindre ça dulcinée, il en a les oreilles qui brillent et les yeux qui papillent !

Un Xa heureux !!!

Allez à la prochaine les amis, c'est pas fini. Que la fête continue.

D'autres récits viendront ...

 

   Yeeeeessssssssssssss !!!

en voilà un bon souvenir,

Alpamayo 5947m, "Directe Française" sur une des "plus belles montagnes du monde"

 

Comme c´est bon, du bonheur en boîte, excellent, ... Bon je me calme, mais je l´avais en tête depuis tois ans, lorsque j´étais passé voir cette magnifique montagne mais seulement en randonnée. Depuis j´en rêvais souvent, grâce à un magnifique poster trônant au pied du lit, ça aide !

Depuis un accès au nord on peut découvrire le sommet comme un pyramide blanche parfaite, de la vient peut-être cette expression de "plus belle montagne du monde", mais depuis le Camp Col a 5300m la vue sur la face ouest est tout aussi splendide, irrésistible attirance des ces ices flutes élancées vers le ciel, ses lignes gracieuses et légères, sa fine crête dentelée, dément, obliger de monter, arghhh, idée fixe, monter.

D´accord mais avant y a du boulot, déjà revenir au Pérou ! Passer par l´acclimatation obligatoire, des jours de marche, de portage, de préparation, ... On y est passé, un Maparaju exigeant malgrès ça faible altitude, un réconfortant Yanapacha agréable et élégant, l´épreuve du Chopicalqui avec ça grande hauteur, ses pentes chargées de neige et son itinéraire compliqué.

Nous voilà prêt pour le bon morceau, version grand luxe : on prévoit l´arriero et l´ane, de quoi, une mule ? super, chargeons la mule, et nous voilà faisant les courses tels des goinfres, du bon, du gros et du lourd. Pas de problème y a la mule. Direction le nord de la cordillère, colectivo, mobylette taxi, et taxi pour Cashapampa, porte de la vallée de Santa Cruz, lieu de trek très fréquenté, négociation avec les arrieros pour trouver notre fameuse mule, qui arrive accompagnée par un gamin (et son petit frère) qui sera notre chef-âne pour deux jours. S´ensuit une journée tranquille de contemplation, enfin si j´avais les yeux ouverts, ce qui était plutot difficile après une nuit blanche passée dans tous les bars de Huaraz à tester toutes les bières du coin, du coup je contemplais surtout mes pieds en dormant debout. L´avantage c´est qu´on dort super bien la nuit après. Deuxième jour de tourisme derrière l´ane et nous voilà au Camp de Base, assez calme encore, hasta luego l´arriero et su hermano. Nous voilà seuls face à nos quatres sacs (2 gros et 2 petits pour le sommet),

momment de grande solitude, que faire de nos presque 60kgs ? j´sais pas, pas pensé à ça !

Heureusement quelques porteurs trainaient au camp avant de remonter au camp col chercher leurs clients, moyennant quelques soles nous voici sauvés, soulagés d´une vingtaine de kilos c´est déjà plus humain. Le lendemain c´est parti pour plus de 1200m de dénivelés, bien raides, avec un glacier à passer et plus de 20kgs sur le dos, suerte les gars, amusez-vous bien !

Finalement ça se passe pas trop mal, doucement mais surement nous progressons, on chausse les crabes, toujours ça de moins sur le dos, puis 2 ou 3 passages bien folklo de pointes avant et un piolet plus baton dans de la glace raide avec les sacs qui nous transmettent l´appel du vide dans le dos, ça c´est du fun !

Et  voici de plus près notre objectif, et qu´entendons nous ? des voix là-haut, des petits points pr`ss du sommet, la tension monte, ça se rapproche. Le col nous délivre un panorama somptueux, notre camp cerné de l´Alpamayo et du Quitaraju. On y est.

On s´installe peinard, on glane des infos, on profite du calme et on commence à attendre les 2 cordées engagées dans la directe française, ils reviendront vers 8h du soir dans le grand noir, aprés 16h d´efforts, bon humh d´accord, tout ça, on va la dedans nous ? heuh ... faut voir ! en fait ils ont bien galèrés dans la fin en neige raide et inconsistante. Enfin la voie est ouverte maintenant.

Pour nous vient l´heure des préparatifs, vérifier le matos, les bricolages et réparations, la bouffe du sommet, les gants chauds, ... la pression continue à monter. Une grosse ration de pates puis repos, couché tôt en plein soleil pour dormir, pas facile. De même que le reveil à minuit, brrr, frisquet le petit déj, puis c´est parti. Une approche tranquille jusqu´à la rimaye nous réchauffe. Vient le début des choses sérieuses, une centaine de mètres en neige à corde tendue sur estacas (pieux à neige), puis la glace, un régal finalement, ça ancre et désancre facilement, les piochons valsent, les mètres défilent, tient du mixte au-dessus, comment ça du mixte, y a pas de mixte dans la voie. Evidement dans notre élan nocturne on a dévié un petit peu, pas grave, un petit combat dans la neige pour récupérer le bon couloir et c´est reparti, ni vu ni connu. Le vide se creuse sous nos pieds avec le jour qui se pointe, belles lignes fuyantes. C´est beau de grimper dans ce calme et cette presque sérennité.

Bon ça se corse un peu, un raidillon a 80 degrès en neige pas terrible, le petit crux du jour, on se réveille, ça tire, ça pousse, ça souffle, ça paaaassssssseee !

Momment magique de la sortie sur l´arête, dans une lumière irradiente parmi les nappes de nuages, les corniches qui se déroulent, et le sommet juste là à quelques mètres. Magique !

 

 

 

 

 

 

 

Les potes argentins montés par la "Ferrari" nous rejoignent sur ce petit sommet tant convoité, partage de casse-croute et de bonheur, la classe, pas de grande vue dans les nuages mais la joie est là.

Pour des momments comme ça, ça vaut le coup d´en baver.   Du plaisir et du plaisir. Séquence émotion :-)))

Faut bien partir quand meme, redescente vers le camp et les sentiments communs. D´ailleurs ça commence direct sur l´arête, du gaz de chaque côté et juste la place de mettre les pieds, frissons garantis. Puis les rappels, ça tourne à 4 gars sur les deux cordes, visite de la "Ferrari" à l´envers, sympa aussi comme voie il semble. Retour aux pentes plus douces, la pression tombe, jusqu´aux derniers pas vers la tente et la presque fin du périple "Alpamayo".

On abandonne l´idée du Quitaraju avec une autre belle directe à cause du mauvais temps qui reste et du réchaud qui se barre en live. Retour au camp de base chargés encore comme des mules, rappels sur le glacier et tape cul sur les rochers, dodo au camp de base rempli de monde ce coup ci.

Dernière épreuve, la grosse grosse bavante pour le retour à Huaraz tard le soir. Mais que c´était beau.

Beau vous dis-je.

 

Salut a tous

Après quelques jours de repos et de bières, nous sommes repartie cette fois dans la vallée de Llanganuco, très large vallée qui a la dénomination de parc national d´ailleurs.

Après 6 heures de marche avec nos fidèles machines a laver sur le dos, nous avons trouvé une place pour établir notre camp pour 3 jours. Même si ça na pas l´air d´être le camp indiqué dans le bouquin on est au top, de l´eau, une place presque plate sur un balcon à 4800m avec une super vue sur le Chacraraju et les Hunadoys, plus un ptit bloc derrière pour passeerle temps.                             Les 4 Huandoy

 

                  Bivouac

Tous ca pour monter sur le Yanapacha 5460m, jolie petite montagne au sommet bien effilé, avec le beau temps cette fois ci, s´il vous plait !!!!! Génial !!! super panorama sur une belle partie de la Cordillère Blanche.

Yanapacha

 

Après notre première réussite nous nous en retournons direction le camp moraine du Chopicalqui 6354m. Nous suivont les conseils de tous les gringos que nous croisons et nous décidons de ne pas faire de camp intermédiaire vers 5600m. Nous partons donc a minuit du camp situee à 4900m, en sachant qu´il va falloir faire la trace à partir de 5800m.... Il va y avoir du sport, mais moi j´reste tranquille !!!!!

L´ascension se passe bien, on ne se paume pas trop mais arrivé à 6200m alors que la pyramide finale, comme ils l´appelle, s´offre à nous, le brouillard arrive avec ses gros sabots et casse nos illusions. Il faut redéscendre en suivants scrupuleusement nos pas, car on n´y voit pas a 5m. Hummmmmmmmmm la montagne ! 6 heures de montée dans la nuit, 4 heures de jours et 5 de brouillard, c´est pas une bonne journee ca ?!!?  J´en vois déjà qui regrettent de ne pas être venu ... Lolotes, pascalou, Jr,  allez avouez !!!

 Le Chopicalqui           Les 2 Huascarán

 

 On va se le prendre, on va s le prendre le mauvais.

 

Retour , avec rappel sur champignons  de neige !!!

 

Et on se casse a Huaraz après 8 jours dans cette vallée, vive la douche, la bière et les ......  non la bière.

 

 

Voili voilou pour les news.

Bon je sais les photos c´est  le bordels, mais vous vous y attendez non.

allez biz.

 

 

  

Salut à tous

Nous revenons d´une semaine d´aclimation, dans une vallée au-dessus de Huaraz, il y a toutes les photos dans la galerie. Nous avons donc pris un colectivo pour nous extraire de la ville et commencer à marcher à travers les villages  d´agriculteurs posés à flanc de montagne. Les champs aux couleurs variées découpent les collines à perte de vue, et les gens sont vraiment Zens.

Le jour d´après nous avons posé notre campement au pied du Churrup, très belle face mixte et de son lac à 4550 m. Super belle Laguna comme ils l´apellent ici, creusée au milieu du granit, magique !!! 

  

Après ces balades errantes, il était temps de redescendre dans une magnifique vallée appelée Quilcayhuanca pour découvrir une multitude de fleurs, d´oiseaux et de sommets jonchés de gros glaciers, ou de longues ice-flutes. Quilcayhuanca a des airs de La Bérarde, avec de belles falaises de granit qui ne demandent qu´a être grimpées, un fond plat et très vert ou les péruviens laissent leurs chevaux et vaches en paturages. Cest vraiment un beau pays !

 

 Le Churup 5493m. se reflète dans la laguna.

Au bout de 3 jours de marche tranquille avec nos essoreuses sur le dos, nous sommes arrivés au camp de base du Maparaju vers 4200m, parfait sommet facile d aclimatation. Nous y avons rencontré un groupe d´americains from South CarolIIIIna, qui

  Maparaju vu du camp de base.

nous ont accueuilli comme il ce doit, avec un calumet de la paix et des explications sur l´approche de notre objectif. Deux d´entre eux, nous ont d´ailleur rejoint à l´entrée du Glacier le lendemain, ce qui a permis à Xa de monter jusqu´au sommet (5326m), Gégé étant pris d´une "turista" qui l´a schotché au début de l´ascencion. Il n´a rien manqué, on a fini dans le brouillard et la neige. 

 Quebrada Cayesh et le camp de base.

Ce sommet n´étant pas un désir profond, nous avons donc enchainé le lendemain pour un autre camp de base (situee a 4600 m) d´un autre joli sommet (Pucaranra) dans un bout de vallée parallèle à celle-ci.

                 Cayesh 5721m.

Et puis direction la ciudad, ça fait quand même 7 jours qu´on ne c´est pas lavé, et on n´a plus rien à bouffer.

Voila un recit un peu raiche, j´avais essayé de faire un truc plus marrant, mais j´ai tout fait planter avant de pouvoir le mettre en ligne .  

vue sur le Pucaranra qui purge.

Dons ça sera pour la prochaine fois. Demain nous partons 8 jours pour la Quebrada LLanganuco, en espèrant grimper le Yanapacha 5460m et le Chopicalqui possède une longue et large arête culminant à 6354m.

 

Hasta plus,

Xa et GG.

 

 

 

C´était déjà il y quelques jours, revenons sur notre arrivée à Huaraz et notre première tentative d´aclimatation.


Nous voilà un peu remis de notre long voyage et les fourmis nous chatouillent les pieds. Normal, y a des montagnes partout ! Comment résister à l´appel infernal des cîmes, on ne lutte pas longtemps et on prend gentillement ses chaussures, sa gourde et sa veste, on met son petit sac sur le dos et ...


... on fonce !


On réfléchira plus tard sur la façon de faire, l´altitude et la chaleur. Vous le voyez venir le truc, n´est-ce pas ? Et oui superbe journée qui commence dans l´euphorie des premiers pas, la réalité est bien là, on marche dans les Andes, et on marche, et on tchatche, et on profite, et c´est beau et ... et tiens les tempes qui cognent ? ben pourquoi ? Ah l´altitude, le soleil qui tape, l´aclimatation c´est dont ça !


Bon on va se calmer un peu, boire et manger un bout et ça ira mieux. Bien sur, ils ne sont pas un peu niais les gars ? Non, nous ? Bon on repart la fleur au fusil comme il dit l´autre, encore la chaleur sans rien sur la tête, encore de la hauteur en plus, toujours plus fort les gars ! Bon d´accord on a fait le sommet quoi, belle vue sur la cordillère blanche et ses sommets étendus à nos pieds, ou presque !


Du nord au sud on peu admirer les Huandoys, Huascaràn, Chopicalqui, Copa, Ranrapalca, Huantsàn et autres petites bosses non négligeables :-) sur la photo ci-dessus : les deux sommets du Huascaràn, plus haut sommet du Pérou, Huandoy à gauche, Chopicalqui à droite. Bon c´est beau, allez on ce casse, retour maison par les champs et hameaux, c´est encore beau mais c´est long, mal à la tête, vite mon lit. On fini par y arriver mais voilà les gueules qu´on ce tape, des pastèques je te dis.


Enfin on commence à comprendre un peu, il faut faire attention à l´altitude, aller doucement, mettre un truc sur le crâne et réfléchir un peu, boire, manger. Tout ça à la fois ? ouf ça va être dur pour nous, je l´sens.
  

Huaraz et la Cordillera Blanca en face

 

A bientot pour de nouvelles aventures fantastiques dans notre dimension parallèle ...

 

 

 

Et voilà, nous y sommes enfin, Huaraz, notre capitale mondiale pendant un mois.

Tout c'est bien passé, grace à la bonté de ce cher Will qui nous a prêté un peu de place dans son palace Lyonnais, fourni du materiel tout neuf et nourri gracieusement. Il poussa même la bonté jusqu'à nous déposer à 6h du mat. à St Ex , encore merci à Mr Azimut Brutal.

Un saut de puce plus tard, nous voici à Madrid pour une courte pause. Le gros morceau arrive, le Madrid-Lima et ces 12 heures de vol, 12h ça fait combien de siestes ça ? avec des films qui t´aident bien à comater ça passe.

Débarquement général, Lima 5 minutes de pause, minibus pour le terminal Ormeño et rebelotte, 9 heures de bus blindé de monde pour Huaraz. Arrivée au petit matin en vue de la Cordillera Blanca, minute émotion, ces chers sommets qui se dessinent petit à petit. Notre univers pour les prochains mois.

J´utilise mes vieux souvenirs pour retrouver le petit hôtel sympa où on pourra s´effondrer comme des masses. La foule agitée, les jolies jupes colorées des péruviennes, le bruit des klaxons, ... tout ça revient à la surface de ma mémoire, sensations presques familières, c´est assez drôle.

Lorsque les deux zombies sortent de leur coma ils peuvent profiter du magnifique panorama qui s´offre à leurs yeux émerveillés (quand on arrive à les ouvrir). La cordillière s´étire du nord au sud juste à l´est de la ville sur des dizaines de kilomètres. Avec ces pointes acerrées ou ces grosses masses imposantes tel les Huascaràn qui bloquent la vue au nord, "énorme" est devenu notre slogan.

Aprés avoir passé plus d´une journée dans les airs et sur les routes nous sommes heureux comme des gosses d´être ici, de toucher ce rêve qui nous occupait l´esprit, c´est beau !

à tout bientot pour les premières aventures de "Xa et gege dans les montagnes". 

Quand, quoi, comment ?

Voici en gros le programme que nous allons suivre durant ces deux grands voyages.


 Pérou, Cordillère Blanche, du 1er Juin au 5 Juillet 2006.


Départ au 1er Juin de Lyon pour une escale à Madrid avant le grand vol.

Arrivée à Lima, capitale du Pérou, le 02 juin, altitude 2m50 environ ! Trés grand, trés peuplé, trés pollué. Allez on s'casse !

Direction Huaraz illico. 8h de bus qui débutent en bord de mer pour ce diriger vers le Nord, vers les montagnes, avec le petit pincement au coeur lorsqu'on arrive au grand col qui offre la première vision de la Cordillera Blanca, séquence émotion.

Huaraz, la « Bérarde » du massif (ou la Chamonix pour certains :-) environ 3000m d'altitude, ça calme, paradis du gringo qui veut grimper des montagnes, il y a tout ce qu'il faut, même un bureau des guides. On est dans une grande vallée de communication, coincé entre la Cordillera Negra et la Blanca, tient devinez de quel côté il y a de la neige ? Cette grande artère amène à toutes les vallées qui vont vers les hauteurs. Orientation nord-sud en gros pour le massif avec les vallées d'accés orientées est-ouest.

Quelques jours d'acclimatation autour de Huaraz dans les jolies vallées accessibles à pied depuis le centre ville, pour éviter un mal des montagnes dangereux. On peut découvrir des petits coins splendides sans les gros sacs, chose qu'on regrettera plus tard avec nos armoires sur le dos.

Bon les choses sérieuses approchent, faut y aller les gars, on boit encore une cervesa ? Non, tous dans le collectivo, oulàlà, pas le collectivo...

Le collectivo, un mythe bien vivant, la vanette 9 places avec 20 personnes entassées plus les sacs, les animaux, les ...

Direction la Quebrada Ishinca pour le premier camp de base à 4400m. Avec un petit refuge et une plaine pour le camping.

Au dessus il y aura en premier l'Urus 5420m pour continuer l'acclimatation.

L'Ishinca 5530m nous attend pour une traversée d'altitude.

En profitant d'un camp d'altitude nous viserons le Ranrapalca 6162m.

Repos mérité au camp de base, avant d'aller au Tocllaraju 6032m un classique de la vallée.

Une bonne récupération à Huaraz sera nécessaire aprés cette première tournée.

Ensuite direction la Quebrada Llanganucco, magnifique pour la rando, camp de base à 3900m, mais il faudra monter plus haut pour faire des camps d'altitudes à chaque fois.

Visite du Pisco 5752m (nom de la boisson nationale), avec un beau panorama.

Camp d'altitude commun pour l'ascension du Huandoy norte 6395m par la face est avec du mixte au programme pour une fois. Des grands noms sont passés dans ce massif des Huandoy (dont Desmaison), hommage aux anciens.

On respire un peu au camp de base avant de s'élancer vers le Chopicalqui 6354m ou le Yanapaccha 5460m si on garde le Chopi. pour plus tard par un autre accés.

Aprés ça on pourra ronfler tranquillement à Huaraz, le temps de récupérer un peu, beaucoup.

Repartir ? Déjà ? Bon, c'est parti pour la Quebrada Santa Cruz, encore plus au nord, avec un camp provisoire à 4200m, donnant l'accés à l'Artesonjaru 6025m qui hante mes rêves depuis mon premier voyage, un Cervin local.

Sur l'autre versant de la vallée ce trouve le camp de base 4300m de l'Alpamayo 5947m « la plus belle montagne du monde » selon certains.

Avec sa voie « Ferrari » qui suit les fameux ice-flutes jusqu'aux non moins fameuses corniches surplombantes et impressionnantes.

Nous pourrons ensuite revenir à Huaraz ou basculer sur la Quebrada Los Cedros pour rejoindre les camps d'altitude du groupe des Santa Cruz.

Et il en reste encore tellement à faire ...

Ce programme est la version optimiste des chose, c'est certain il faudra s'adapter aux conditions climatiques, nivologiques et problèmistiques :-)

Notre état de forme va jouer également, c'est dur d'enchainer les ascensions et les gros sacs à dos fatiguent énormément.


Voilà de quoi s'occuper un bout de temps,

on vous tiendra au courant.

Le programme pour le Chili et l'Argentine arrive un peu plus tard.


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