toutes ces photos ne sont pas de moi, tous les emprunts sont un hommage à leur (h)auteur. 

J-13, retour sur les planches.

vue depuis le sommet

Et en forme, après presque deux jours de voiture. L´objectif du jour est le Cerro Yeseras, un peu après la station la route est bloquée, on vise un sommet à droite de la route avec un grand vallon en s qui mène à un cirque avec de belles pentes sommitales et un petit couloir pour le plaisir. L´équipe ce sépare en deux pour l´approche, trois font le tour par le vallon, trois tentent la directe par-dessus un chainon qui barre le chemin.

On suit tranquillement la vallée lorsque nous voyons apparaitre nos compères au sommet du chainon face à une descente dolomitique complètement sèche, après une tentative de guenillage dans la face, Loïs, Xa et Cyril remontent pour faire une traversée d´arête et redescendre par des névés pour rejoindre notre trace. Tout juste arrivent-il à notre niveau qu´ils décident de prendre une nouvelle variante dans un autre couloir, avec des traces de plaques menaçantes, après quelques zig-zags c´est une coulée de lourde qui va les contraindre à reescendre retrouver la trace normale. Deuxième guenillage de la journée pour Riri, Fifi et Loulou ! Ils nous récupèrent sur la croupe qui mène à une antécime toute proche de la fin qui fera office de sommet vu l´heure tardive.

Un casse-croute plus tard la troupe s´engouffre dans le couloir et tente de profiter d´une neige bien croutée sur le haut et pour une fois ce n´est pas moi qui me prend des gadins (dur dur pour les skieurs). Après avoir laisser des belles baignoires au milieu de la pente, la neige s´améliore dans le vallon et la glisse est plus ludique, ça fonce, ça saute, c´est le pied, avec en plus du film tourné pour notre grand documentaire, Les Buses dans les Andes. On rentre au fourgon sans même un troisième guenillage, déçu !

On fait quelques courses à Las Leñas, on se croirait presque à Courchevel ça sent le fric à plein nez, puis on rentre passer une bonne soirée au refuge.

 

  

J-14, des couloirs à gogo.

 

itinéraires sur le San Martin.

 

 

Sortie internationale, deux jeunes américains rencontrés au refuge nous accompagnent pour s´envoyer du couloir dans le massif San Martin, montagne à gauche de la route avant d´arriver à la station. On repère un couloir en s sur le dernier sommet au nord, accés direct, sortie au sommet et variantes disponibles. Au petit matin nos deux amis Morgan et Colby nous regardent bâfrer au petit déj. pendant une demi-heure, on dirait presque que nous mangeons beaucoup ! bof, on dévalise juste tout ce qui nous tombe sous la main, thé, café, lait, chocolat, céréales, pain, beurre, confiture, miel, confiture de lait, fruits, oeufs, jambon, fromage, .... Une fois ce petit déj. frugale terminé, on va s´entasser comme on peut à huit dans le van, nos amis découvrent maintenant le micro-climat qui règne dans notre fourgon, chaussettes, boots, polaires imbibées de vieille sueur, .... hummm de bon matin, le petit déj. pourrait bien faire demi-tour rapido, serrez les dents ! Surtout avec la conduite de Loïs "Vatahanen" Prost qui nous offre son rally matinal au milieu des nids de poule. Bref une fois que tout le monde à enfin charger les surfs, coller les peaux, ranger les sacs, mis le bonnet et les gants, brancher les ARVA, et le reste, on peut enfin y aller.

 

 

 

Nous faisons deux groupes pour ne pas s´entasser sur le même itinéraire, ça passe en crampons, c´est suffisament raide et béton. On se rejoint un peu avant le sommet et l´attente commence, tout est trop gelé, il faut que ça transforme suffisament pour qu´on puisse s´amuser. Et ça sera le cas, ça commence par un départ groupé façon Apolypse Snow, tous ensemble dans le tas, puis on prend des options différentes pour les couloirs. Loïs, Eric, Cyril et Jérôme dans le gros couloir de montée, avec un peu de peuf et de la bonne transfo, pour une belle descente de printemps. Colby en télémark et Xa, dans leur couloir de montée, plus étroit et plus technique, pour un peu de pente raide. Morgan en ski et moi dans les pentes sud, avec de la grosse peuf puis un vallon, pour une bonne partie de glisse à fond les ballons.

Pour arroser ces beaux couloirs on va dans la station jouer aux touristes, une binouze en terrasse avec les lunettes de soleil et le bronzage dehors, la classe quoi (mais pas autant qu´à La Grave avec le harnais, la corde et le casque, là ça en jette !!! ). Une longue soirée s´en suit pour fêter l´amitié franco-américaine renouvellée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J-12, La rando qui tue.

Classique : réveil poussif, gros petit déj., on charge le van, on va au départ et ...

elle est où la neige ? qu´est ce qui ce passe ? en fait de station il y a deux telesièges qui ce courent après, trois pauvres baraques et une petite langue de neige béton qui nous mène un peu plus haut : rien de mieux, nada, queud, tchi, on ce casse !

Découragés nous rebroussons chemin, la bonne saison ici serait plutôt en juillet-août, le potentiel de randonnée semble intéressant mais on ne peut pas vérifier (un 6000m dans le coin, le Cerro Plata, dommage).

Le retour est rapide on recharge les affaires et on repart vers le sud, direction Las Leñas. La journée sur la route est longue, heureusement les paysages varient et les couleurs changent. On passe des montagnes à la plaine, la pampa, le désert et les immenses lignes droites, des collines rocheuses, un gros lac et on retourne dans les montagnes pour atteindre Las Leñas. On observe les sommets autour de la station (la plus grosse et la plus hupée d´amérique du sud) pour fixer l´objectif du lendemain. Nous retournons sur Los Molles, un petit hameau avec des logements moins cher, on trouve le Refuge Piré, plein de jeunes skieurs et avec une bonne ambiance.

 

  

J-10, Sommet inconnu, dans un massif inconnu, à une altitude inconnue !

photo: Puente del Inca.

Los Penitentes, petite station sous la frontière en direction de Mendoza, il est possible de faire plusieurs randos aux alentours mais nous sommes trop tard dans la saison pour faire les faces nord, tout est sec.

Alors après le Falsa Leñasla veille, course bien agréable et facilement trouvable ( juste au-dessus de la station ), nous partons découvrir un vallon caché. Nous remontons la route sur une dizaine de kilomètres jusqu´à une mini école de ski pour entamer la rando, par une courte pente nous accédons au vallon, assez plat, puis nous montons sur un petit sommet dans l´axe du vallon, de cette bosse nous rebasculons à l´ouest sur notre vallon, pour ensuite grimper sur un gros sommet, encore dans l´axe du vallon, ce coup-ci on en bave, la trace est épuisante à faire et ça semble long. On arrive tout de même au sommet mais pour en repartir aussitôt, sans manger une petite part de riz ? dommage, le vent est vraiment trop puissant et froid, on contemple l´impressionante face sud de l´Aconcagua et on se tire vite fait.

des Guenilles en action.

Encore une descente sympa, une neige pas si facile mais ça descend bien, on en profite, à fond et à fond, y a que ça de bon ! Puis le vallon qui ce descend tranquillou, avec quelques tentatives de sauts de puce, nous pose au van.  

La journée n´est pas finie, après les douches, les réparations de matos et l´apéro, c´est la soirée fiesta avec des locaux et ds locales bien sympathiques. On arrose ces belles randos, on travail notre espagnol, on fout le bordel dans notre hôtel, on ce fait plaisir, ça change des soirées entre poilus !

 

 

 

 

 

 

 

J-11, Transfert Los Penitentes - Vallecitos

 

Après  un réveil difficile (voir l´article précédent) on charge le fourgon et c´est parti direction Vallecitos, une autre petite station de ski plus au sud. On profite du paysage avec quelques vues de vallées grandioses et plaines immenses. De nuit nous arrivons par une piste au refuge San Bernardo, tenu par un français, agréable bicoque et juste sous la station.

 

J-9, carte postale.

  




Salut Maman,

Voici une carte postale d´Argentine, nous sommes arrivés dans une petite station de ski, Los Penitentes, c´est sympa. Le temps n´est pas trop mal et les montagnes sont très belles.

Je ne me suis rien cassé pour l´instant, j´essaie de ne pas trop boire de bière et de ne pas trop manger comme un goinfre (la viande est très bonne ici).

Le voyage est super chouette,

bises à tout le monde,

ciao, gege.

 

Spéciale dédicace aux familles des guenilles, tout le monde va bien, est sage et bien élevé avec les gens d´ici !

 

Sommet du jour : Falsa Leñas, 4132m., 1550m. de dénivelé, 7h30/14h., temps couvert, neige poudre tassée et transfo sur la station.

 

 

 

J-5, Journée de transfert, Baños Morales-Santiago-Portillo.

 

Il nous faut retourner sur Santiago pour réviser le van, rajouter un coffre de toit et prendre l´autorisation de circulation en Argentine. Il faut aussi faire des courses, du net, des lessives, ... Lorsque tout est enfin réglé nous prenons la direction d´une station de ski au nord de Santiago, Portillo, juste avant la frontière Argentine. On trouve un petit hotel sur la route pour la nuit.

 

 Les 6 Guenilles, Eric, Xa, Gege, Cyril, Loïsyann, Jérôme.

 

J-6, Journée station.

 

Après le mauvais temps des derniers jours la couche de neige fraiche est parfaite, lorsque nous arrivons au pied de la station de Portillo un grand soleil nous attend. Vu l´heure tardive une seule solution, la journée en station, faut bien essayer ! Et c´est excellent, la peuf, le soleil et du ride à fond. Bon c´était trop facile, Loïsyann décide de plier un ski en deux pour pimenter la chose, le guenillage continue. Pour se reposer après toutes ces émotions on trouve un hotel qui tombe en ruine mais pas trop cher, ça caille vraiment mais on fait avec.

 

J-7, Journée rando, enfin !

 

 Au pied de la face, sortie à droite du grand couloir de droite, couloir caché.

 

Direction le massif de Ojos de Agua, vers un sommet non nommé à 4090m. Nous quittons l´hotel tôt pour profiter de la fraicheur. Depuis la station il faut traverser le Lac del Inca, gelé et long de 2 ou 3 kilomètres , c´est drôle de marcher sur l´eau. Puis on attaque la montée dans une grande combe orientée sud-est, en visant un couloir rectiligne à droite du sommet. On chauffe, le temps mitigé vire au grand bleu, chacun aide à faire la trace, puis arrive le couloir, il faut chausser les crampons. Faire la trace s´avère être une bonne bavante, ça pédale dans la poudre, mais ça promet pour la descente. On sort sur l´arête et on file au sommet 50m. plus haut, le casse-croute est un régal car c´est notre premier sommet tous ensemble, photos et films de circonstance, panorama splendide et première vue sur l´Aconcagua. Et le plaisir continue, planches aux pieds on dévore goulument le bon couloir à coup de virages relevés, ça tortille, ça sautille, puis arrivent les grandes pentes, lachez les cheveaux, grandes courbes dans la peuf, ça gaz à fond, fini de tortiller, ça envoie du gros, ça vole. Puis ça colle terriblement, le bas de la face c´est de la soupe superglue infâme, toujours à balle pour garder de la vitesse mais il faut faire du hors-bord pour sortir la planche de la neige, vive les cuisses ! Arrive le lac, déjà ? et oui, retour sur les raquettes et sur la flotte, tiens d´ailleurs il y a des taches sombres sur la neige, le lac fond-t-il ? En tout cas c´est stressant, on prend nos distances, on verra bien. Quelques flaques de neige complètement trempée donnent l´impression que l´on va passer à travers, alors quand on entend un gros bruit sourd, un "boum" sournois, le palpitant s´affole, ayez je vais plonger, putain que ça va être froid. Finalement tout ce passe bien, on arrive au van soulagés et crevés. Retour à l´hotel pour reprendre des forces, un bon casse-dalle puis on prépare la soupe, pour 10, du riz, pour 20, on c´est quelque peut oublié sur les doses. La platrée de riz va rassasier tout le monde, et va devenir fameuse ( après plusieurs jours du même menu on s´en souvient bien ). Puis au lit pour se reposer avant un deuxième sommet dans le coin.

 

 Au milieu du couloir.

 

J-8, B4m, but météo.

 

Comment dégouter ou ravir 6 guenilles motivées ?  Reveillez tout le monde à 5h du mat, prenez un gros petit-déj. à base de riz (et oui faut le finir ce riz), puis regardez dehors, tempête de vent et mauvais temps sur les sommets. Annoncez ça gaiemment et là ? certains sont tristes mais tout le monde est content de retourner sous les couettes !Jusqu´à midi, l´heure de retourner manger du riz !  

On en profite pour passer la frontière, et trouver un hotel dans une autre station de ski mais en Argentine ce coup là, Los Penitentes, 20 kilomètres après la frontière. Non loin de la vallée qui mène à l´Aconcagua. Hotel avec restaurant, comme ça on ne mangera pas de riz !

 

 

 Le Monde Diplo, ça ne rigole pas !

 

 

 

 

 

Camp sous le Cerro Mirador, pointe blanche sous le grand sommet rocheux.

J-3 L´approche

Pour viser ce sommet il faut remonter la grande vallée empruntée la veille mais sur 8 kilomètres avant de commencer la face ! On décide d´installer un camp au fond de la vallée pour deux ou trois jours, pour faire un ou deux sommets.

Le départ est un peu plus douloureux aujoud´hui, entre les courbatures de la veille et les sacs super lourds ( tentes, nourriture, matos glaciaire, surf ou skis, ...) les dos et les jambes accusent le coup. Heureusement le cadre est bien plaisant, on parvient assez tôt à notre emplacement de camp, avec l´objectif pour le lendemain juste au dessus de nous. Puis le guenillage commence, Xa nous annonce qu´il a bien pris la tente mais pas les arceaux ! Opération bricolage, avec des sondes, de la cordellette et de l´imagination on obtient un abri de grande classe. Après les pates de rigueur on ce réfugie au chaud dans les duvets.

J-4 La tentative

Au petit matin le réveil est vivifiant et pénible pour Eric et Jérôme qui ont dormi sur des matelas dégonflés, sur la neige c´est froid ! Le ciel est couvert mais on se prépare, confiants. Lorsque nous démarrons la neige ce met à tomber doucement, on poursuit, ça empire. Après 600m. de dénivelé on ce décide au retour, aucune visibilité ça devient dangereux. On se gave à la descente dans de la super peuf mais à l´aveuglette, à cause du jour blanc. Nous arrivons aux tentes bien trempés, casse-croute et pliage de camp, le temps restant trop mauvais pour espérer refaire une tentative. Une fois revenu au chalet de nouveau le rituel thé, chocolat, douche, apéro, soupe et dodo.

Il y eut même un tournage de film scénarisé, joué et produit par les guenilles, à propos de la vie locale et de l´utilisation d´un guide de discussion Espagnol, guide beaucoup utilisé lors de ce voyage. Ça promet de belles images !

   

J-2, A Baños Morales.

 

Nous voici en route pour notre première vallée et première cabane dans le Parc National de Morado. Un petit chalet rustique mais convivial nous attend à Baños Morales (90 kilom. de Santiago) au bout d´une piste de montagne, de là nous pouvons envisager quelques courses.

Première tentative, le Cerro Ruhillas 3503m. dans la vallée juste au nord du chalet (vers le Cerro Mirador). C´est le rodage pour organiser la vie collective, préparer la nourriture, répartir les tâches, faire les sacs à dos, ... en avant la musique. Les premiers pas, petite émotion à voir décoller la bande, skis ou surfs en l´air, toutes voiles dehors, la flotte prend le large.

Jérôme et Loïsyann, tranquille !

Ça commence par du portage mais on découvre la région, on discute et on monte tranquillement. Et que croise-t´on ? Je vous le donne Emile, 2 skieurs grenoblois qui redescendent, le monde est rempli de grenoblois ! Du coup ils nous indiquent un coin en bonne neige, merci les gars. On bifurque donc vers les faces ouest , deux beaux vallons remontent jusqu´à une grande arête, on repère un vallon qui longe un éperon et sort à côté du sommet. Les choses sérieuses commencent, il faut grimper, c´est raide, ça chauffe, ça souffle. Le groupe s´étire, chacun retrouve doucement les sensations et les habitudes de rando. C´est tout de même difficile comme entrée en matière, il y a 1200m. de face, on est vers 3000m. d´altitude, le soleil cogne et les jambes fatiguent. Heureusement le sommet approche, une partie du groupe s´arrete vers le col et l´autre partie brasse dans un couloir d´une centaine de mètres assez raides avec une belle sortie au sommet. Premier panorama Chilien, c´est classe, les massifs ressemblent un peu à nos montagnes en plus doux, les sommets forment des grandes chaînes assez régulières, avec quelques pointes qui réhaussent le niveau.

Et enfin la première descente, quel plaisir, un bon 45 en poudredans le début du couloir, pour les premiers virages au Chili que demander de mieux ? Presque tout le vallon est en poudre, les grandes courbes s´enchainent avec joie, un peu de transfo et on est en bas, on se regarde, pas mal pour une première sortie !

Il faut quand même redescendre au chalet, avec du portage, mais l´euphorie de cette belle partie de glisse nous emmène gaiement vers un gros thé, l´apéro et un bon repos. Ça commence comme dans un rêve !

   

J-1 Santiago de Chile.

Une première tâche nous attendait, réunir notre petite troupe.

Eric, Cyril et Loïsyann en provenance de Grenoble puis Lyon devaient retrouver à Madrid Jérôme en provenance de Paris pour prendre l´avion pour le Chili. Xa, ayant laissé Séverine rentrer en France, était parti du Pérou depuis quelques jours et faisait des préparatifs sur Santiago, dont la location de notre mini-bus indispensable, avec lequel il put récupérer les touristes à l´aéroport. Et moi, partit du Pérou et arrivé sur place après trois jours de bus, étant un peu décalé j´ai confondu les heures d´arrivée et les potes on failli partir sans moi !

Heureusement ils me récupèrent juste avant de partir pour les montagnes. La bande de guenilles au complet, c´est parti, l´aventure dans les Andes peut commencer.

 

 

 

 

 

C´est l´heure, refaire le sac à dos, prendre le bus, dire au revoir, changer d´air.

Je serais bien resté encore un peu, mais trois mois c´est pas si mal. On a fait des beaux sommets, des chouettes randos, des rencontres sympas, plein de bons souvenirs incrustés dans la tête ( sauf les soirs de fête où j´ai quelques trous de mémoire ).

Y a pas a tortiller, j´adore ce coin.

 

 

  J´espère qu´on a su vous faire ressentir la beauté de la région à travers nos récits ( et ne pas vous avoir trop saoulé avec mes textes à rallonge :-) J´en aurais encore des pages, mais le Chili et l´Argentine arrivent, alors j´en garde sous le coude.

Un petit sacrifice aux usages :  

 

      -         Merci à Xa, Skip, Jonas et John pour m´avoir supporté au bout de la corde.

     -         Merci à Séverinne pour m´avoir prêté son Xa.  

-         Merci aux potes qui nous ont aidé à préparer le voyage, Christophe M. notre “guide spirituel”, François notre fournisseur technique, Walfroy pour ses conseils, nos familles et nos potes pour leur soutien.

-         Merci aux guides, arrieros, porteurs pour leur aide très appréciée.

-         Merci aux Péruviens pour leur grande gentillesse. 

 

-         Merci aux pauvres ânes qui croulaient sous les sacs. 

 

-         Merci aux restaurants d´Huaraz et leurs plats savoureux. 

 

-         Merci aux colectivos pour les transports “top confort”.

 

-         Merci ………  

 

Les “pas-merci” vous les découvrirez vous-même en venant ici !  

 

 

 

Pour les détails techniques :  

-         sorties sur C2C http://alpinisme.camptocamp.com/guide.html?reason=sbrowse&ord=date&page=1&uid=13477  

 

-         la bibliographie http://alpinisme.camptocamp.com/topos.html?reason=browse&id_activite=%3C20%3E&id_country=PE  

 

 

  

Un dernier mot, vivement la prochaine !

 

 

 

 

 

Des cailloux, mais d´un autre genre, les amis le savent bien, j e ne peux pas m´empêcher de regarder les pierres dans les constructions et de chercher des collègues partout où je voyage, déformation professionnelle, car je suis aussi un casse-cailloux, pierreux, tailleur de pierre.  

 

Et me voici partit à la chasse aux cailloux. Malheureusement la conquista espagnole a bouleversé le style de constructions des anciennes cultures locales (Inca et Pré-Inca), plus tard il semble que le métier soit quasiment disparu dans beaucoup de régions du Pérou.

 

 

 

 

 

 

 

Autour d´Huaraz je trouve tout de même quelques signes de pierreux. Sur les flancs de la Cordillera Negra quelques picapedreros, carriers, déterrent des blocs pour les fendrent et les équarrirent (cubes), puis les vendrent,

 

 

 

 

 

 

 

- photo - la technique : faire une ligne de trous et y enfoncer des coins en fer à grands coups de masse pour éclater le bloc en deux.

 

 

 

 

 

 

 

Travail rustique et au combien pénible, pas facile le boulot ici, surtout sans les moyens modernes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pas très loin je croise au autre « maestro » qui extrait des blocs mais pour les tailler lui-même, enfin un collègue ! Même technique d´extraction, mais il choisit la taille du bloc en fonction du travail à exécuter, un cube pour faire un bassin de fontaine, une colonne, ou un « Lanzon » de Chavin, une œuvre très ancienne et très connue dans la région, avec une forme bien reconnaissable.

 

 

 

 

 

 

 

  Le tailleur de pierre et son Lanzon.

 

 

 

 

 

 

 

Les trois Lanzon qu´il prépare sont une commande pour un sculpteur de la vallée, à la sortie d´Huaraz. C´est lui que j´ai trouvé en premier et qui m´a montré où travaillent les picapedreros.

Il réalise de nombreuses sculptures s´inspirant des styles anciens de la région et de plus loin, il arrive à en vendre quelque unes. Toujours avec des outils rudimentaires et sans connaissances particulières.

Le sculpteur et sa famille sur son lieu de travail.

                          Un guerrero à droite.

Guerreros et un Gato dessous.

        

Quel plaisir de causer cailloux avec un autre passionné !

 

 

 

 

 

 

      

 

Après avoir un peu tapé le caillou avec mes collègues me vient l´envie de trouver un travail dans le coin, ou pour revenir bosser plus tard. Imaginez le boulot ici et les montagnes juste en face, excellent !

 

 

 

 

 

 

 

A une demi-heure au nord d´Huaraz, on m´indique un village où ce trouve un gros atelier tenu par une communauté italienne qui forme des jeunes au travail du bois et de la pierre, surtout pour faire des meubles et des sculptures qu´ils exportent en Italie ou vendent à de riches touristes. L´atelier est équipé en machines mais le gros du travail est très artisanal. Côté taille de pierre, à voir, possible ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Coopération internationale !  - Un Lanzon de Chavin

Un retour au Pérou pour grimper sur les cailloux et taper dessus, magique !

 

 

 

 

 

 

 

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