toutes ces photos ne sont pas de moi, tous les emprunts sont un hommage à leur (h)auteur. 

Le premier montage rassemble les photos de la première partie du voyage au Pérou.
Avec Xavier dans la Cordillera Blanca en 2006 pour les courses de neige et glace classique.
Avec le plus beau, l'Alpamayo !

C'est un peu long mais au moins pour une fois il n'y a pas besoin de lire mes bêtises.
Installez-vous, une cusquena dans une main et des picarones au miel dans l'autre et c'est parti !








________________________________________________________________________


Le deuxième montage suit notre périple de rando surf et ski entre Chile et Aegentine en 2006.
Les guenilles dans toute leur splendeur !




undefined ... ça y est ! La saison  commence enfin ! Et ça débute plutôt bien vu les quantités de neige en ce mois de décembre.

Alors comme on est confiant, qu'on a tous le bout du nez qui gratte (signe d'hiver excessivement poudreux...), et bien les idées de voyage font leur apparition.
On chuchotte dans les milieux autorisés, qu'une petite expédition voir un raid se préparerait pour la fin mars ou  début avril. La destination ?

LA SLOVENIE !!

Histoire de voir si la neige de l'autre coté des alpes à le même goût que chez nous !
On essayera de publier la préparation du voyage.

A bientôt,
Eric


__________________________________________________________

Petit retour en arrière sur la saison passée, vu par notre Jojo pur confit de canard !



Guenillage en 2007

la méthode pour mettre de la vidéo en ligne semble trop galère pour moi, du coup pas de vidéo pour l'instant.

On avait fait un petit diaporama en musique de nos photos pour montrer aux amis de la section au caf, on doit monter les vidéos durant l'hiver, donc rien de neuf maintenant, plus tard peut-être.

Par contre je rajoute des photos bientot.

ciao

aaahhhhhhh finalement ça marche  !

la preuve : 



mouarf, le truc que je préferre c'est la tête sous la neige, la preuve aussi !

J-28, ce n'est qu'un aurevoir.

Certainement avec les copains qui s'en vont et peut être un aurevoir aussi avec le Chili ou l'Argentine. On se revera cet hiver dans les montagnes du Dauphiné ou d'ailleurs pour d'autres bambées mémorables. Mais l'Amérique du sud restera dans les esprits de tous je pense, avec l'espoir d'y revenir un de ces jours.

Sans tirer un bilan complet on peut dire que cette expérience fut agréable et enrichissante, que le potentiel d'exploration et de plaisir est immense. Les massifs situés à l'ouest de Santiagosont une mine de randonnées de tous les styles, plus ou moins sauvages, plus ou moins longues, plus ou moins hautes (on n'a pas put tenter de 6000m, chose à coriger dans le futur). La région des lacs vers Bariloche en Argentine, Las Lenas, ou les volcans Chiliens restent des souvenirs attachant et le coup d'oeil fut trop rapide ou malchenceux pour les volcans coincés dans le mauvais temps durant notre passage.

De quoi envoyer du gros un peu partout !

 

J-29, Fin des fins.

Fini la rando, fini, le Chili et l'Argentine, fini l'Amérique du sud.

Un dernier coup de taxi pour l'aéroport après avoir réglé les dernières histoires sur Santiago (rendre le van de location, vendre les chaines à neige inutilisées, dire aurevoir aux amis). Une grosse pensée émue pour ces quatre mois de voyage fantastique.

Et la route continue.

 

 

P.S. :

-  voir les sorties sur Camp to Camp :

 Ojos de Agua - ttp://skirando.camptocamp.com/sortie27738.html?creg=251&mmn=%2Aprost%2A

 Plomo -  http://skirando.camptocamp.com/sortie27739.html?creg=251&mmn=%2Aprost%2A

 Punta Negra - ttp://skirando.camptocamp.com/sortie27737.html?creg=251&mmn=%2Aprost%2A

 les Andes Chiliennes et les Andes d'Argentine sur le topo-guide -  http://skirando.camptocamp.com/guide.html

-  vidéo sur le site peut être plus tard.

-  bibliographie à venir.

 

 

 

J-25, B4-CON, But Capitalisme Ordurier National.

Notre bande de buses à nouveau réunie, la motivation revenue ou presque, le soleil avec nous, il est temps de trouver un nouvel objectif pour nos derniers jours au Chili. Nous choisissons la fameuse grande vallée proche de Santiago avec la piste qui monte haut en altitude, celle que nous n'avions put prendre à cause des képis. Ce coup ci ça passe, on roule tranquillement, optimistes, jusqu'à la nouvelle tuile, un gros contrôle sur la piste avec un panneau minier, la route est privée, propriété intégrale et un intouchable d'une société internationale, les gros enfoirés nous dénient l'accès aux montagnes, F..k !

Désabusés nous réalisons en plus que le fourgon aussi part en live, en répandant sur le sol tout le liquide de refroidissement surchauffé, refaire le niveau s'impose. Bravo le merdier, et maintenant ?

Il reste une option, une vallée prometteuse située non loin de notre première rando au Cajon del Maipo. Les pourparlers sont rapides, en route vers notre dernière aventure, encore une fois tout le monde s'installe dans le van, notre petit espace vital, au milieu des vieilles odeurs tenaces et du stock de matos en vrac. On traverse Santiago dans les bouchons, s'échapper vite, on retrouve la route empruntée un mois avant, mais on prend une variante à gauche, une longue piste s'insinue dans les montagnes et se dirige vers les sommets enneigés et le grand lac Embalse El Yeso. Juste avant le lac les éboulis ont envahi la chaussée, il faut poser le camp pour la nuit en contre-bas de la route.

Encore une journée passée sur la route, dommage.

 

 

J-26, camp de base Embalse el Yeso et petite bosse.

A la fraîche la troupe s'active, dicton local : " de la manjar au matin, 900m/u sous le patin "  Cette manjar  c'est de la pâte de lait caramélisée, elle a crée des inconditionnels, au point d'en avoir consommé 3 ou 4 kilos en un moi, et dégouté certains autres, mais quel succés ! En tout cas on prend des forces pour porter tout notre barda, afin de monter un camp vers le lac et sous les pentes de neige. Pas facile la chose avec la bouffe, les tentes, les surfs, ... même à six ça nous laisse des gros sacs. Chanceux que nous sommes nous pouvons établir notre camp sur un replat au bord du lac à une distance raisonnable du van.

Et c'est légers comme des plumes que nous nous élançons à l'assaut tardif d'un petit sommet au-dessus de nos têtes, entre notre lac et la Laguna Negra un peu plus haut. La chaleure est très présente mais le dénivelé assez court, notre sommet est modeste mais assez élégant avec une belle vue sur les alentours et les deux lacs, l'un plutôt vert et l'autre bien bleu.

Première descente avec vue sur un grand lac, perspective plaisante et originale, en plus la transfo de printemps nous permet une chouette glisse, on fait des efforts pour surfer propre et faire de belles courbes, parfois ça marche, parfois non ! Il faut se forcer à traverser vers le camp sans plonger directement vers le lac bien tentant. Une dernière soirée en bivouac nous attend, le réchaud ronronne, les pâtes frémissent, et les pieds gèlent dans les chaussures trempées, la routine des campements en rando. La nuit est belle, profitons encore une fois de la voute céleste version hémisphère sud (elle est à l'envers là-bas ! ah bon ? ) dans ce calme reposant, c'est quasi mystique !

 

 

J-27, La Punta Negra, la cerise sur le gateau.

La dernière déjà, pour fêter ça nous avons choisi une belle pente qui paraît assez raide et assez blanche pour nous offrir un final de toute beauté. Sur un sommet de l'autre coté du lac cette face nous attire l'oeil depuis notre arrivée, un large couloir mène à une épaule à gauche du sommet puis des grands champs de neige vallonés rejoignent le lac. Le problème sera de rejoindre le pied de la face, il faut pour cela suivre le bord du lac sur une mince langue de terre et de pierres, puis surmonter un large éperon qui s'avance loin dans le lac pour basculer dans le bon vallon. Vaste programme, avec beaucoup d'inconnues, la distance, le dénivelé, la qualité de la neige, ... même pas un topo-neige de Sashahani pour nous aider !

C'est à l'aube naissante que la troupe s'ébranle pour son ultime ascension andine, pleine d'espoir et d'envie pour ce chant du cygne. Absorbés par nos pensées, la traversée du lac s'écoule rapidement, même si des langues de neige tentent de nous pousser dans les eaux glaciales, même si les cailloux chaotiques nous font trébucher, même si le grand éperon nous en fait voir de toutes les couleurs (obliger de mettre les crampons, éboulis, soupe, ...). Même dans l'adversité le moral reste au beau fixe, le couloir nous attend sous un gros soleil.

Regroupement général au fond du vallon, c'est passé, le hors d'oeuvre, et le plat de résistance arrive, on estime devoir grimper environ 1200 à 1500m de dénivelé jusqu'au col. Le soleil nous suit dans notre progression, nous réchauffant agréablement sans avoir le temps de transformer la neige, du coup la montée se passe bien malgrès la pente qui se redresse. On navigue dans les vallons qui nous promènent à droite et à gauche jusqu'à déboucher sous le couloir tant convoité, une pause s'inmpose, il faut reprendre des forces avant d'attaquer la bête. Pendant que nous grignotons un bout Loïsyann part en éclaireur, la pente qui nous paraissait pas si terrible que ça change de proportion nous le voyons réduir de taille jusqu'à n'être plus qu'un liliputien perdu dans une mer blanche, notre optimisme en prend un coup !

Résignés nous nous élançons à la poursuite de Loïs, à la poursuite de notre rêve quotidien, à la poursuite de notre inutile indispensable (ou indispensable inutile...). C'est à grande peine que nous gagnons ces longs mètres, pas après pas l'effort se poursuit inlassablement, le pied de la pente s'éloigne au même rythme que le bout de ciel bleu, symbole de notre délivrance, se rapproche. Elle arrive, elle se dessine, elle se réalise, la joie, joie d'être en haut, joie d'être là, joie de l'accomplissement de notre voyage, une joie qui se touche et se déguste. Surtout que après le gateau, la cerise reste à manger, une belle pente qui n'attend que nos signatures tracées à grand coup de courbes et contre-courbes, de la véritale calligraphie !

On va tenter de filmer la descente pour garder des souvenirs et montrer aux potes, le clou du spectacle « des Guenilles dans les Andes ». De la bonne poudre s'étale sur le haut du couloir et c'esr un régal pour envoyer des grosses gerbes de bonheur. Evidement c'est trop court comme toujours, un petit passage en béton soufflé, puis c'est au tour de la transfo qui nous permet de glisser royalement jusqu'au lac. Sensation bizarre de ce voir plonger vers ce champ bleu sur lequel il vaut mieux ne pas essayer de surfer avec ces planches là. Et on peut enfin refaire le plein des gourdes, étacher notre soif terrible.

Les choses n'étant jamais faciles, c'est une bonne grosse galère pour retourner au camp, retraverser le gros éperon et le lac sera épuisant. En plus la deuxième couche suit, démonter le camp, rejoindre le fourgon avec nos gros sacs de portage, aaaaaargh ! C'est à la nuit tombée que nous en finissons une fois pour toute avec les randos, l'émotion est vite remplacée par la nécessité de refaire les sacs à dos en configuration de vol. Eric, Loïsyann, Cyril et Jérôme reprennent l'avion le lendemain midi, un dernier regard sur notre bon couloir et on attaque la troisième couche, rejoindre Santiago et trouver un hôtel, suite à ce dernier effort tout le monde s'écroule comme une masse pour un court repos bien mérité.

 

 

 

Après trois semaines de rando le besoin de changement se fait sentir chez certains, deux jours de repos et de visite touristique vers Valparaiso seront les bienvenus. Sauf pour les acharnés de la montagne, avec Loïsyann nous préferront tenter un autre sommet.

 

J-22, version montagne.

Notre première intention était de rester dans la même région et de suivre une longue piste qui nous mènerait haut dans les montagnes avec certainement plusieurs possibilités de randos depuis un camp de base. C´était sans compter sur les autorités locales qui ont la bonne idée de barrer la route à la descente pour laisser passer les voitures qui montent vers les stations, B4k, but képi, argh les enfoirés ! Donc changement de plan, va pour El Plomo, le gros sommet du coin, on connait le chemin le départ peut ce faire depuis Valle Nevado, là ciao les potes, à dans deux jours.

Un ticket randonneur nous permet de gagner de la hauteur facilement, une petite descente nous met dans le bain puis le boulot commence, traversée, montée, traversée, descente, montée tout ça dans un four haute température, ça sent le rôti ! Arrivés à l´emplacement de notre camp, c´est un soulagemet de se poser et de poser nos gros sacs.

La vue sur le sommet et sur l´itinéraire est joliement trompeuse, ça parait facile et court, on verra ! On se dépèche de manger avant qu´il ne fasse trop froid et on saute dans les doux duvets, non sans avoir encore un beau coucher de soleil et une magnifique nuit étoilée.   

 

J-23, El Plomo 5424m., le plumé ?

ronf, ronf, ronf, ... dring, ça sonne, 5h du mat. et c´est parti ! sort du duvet et ... ouah non pas sortir ça meule, pas envi. Bon courage, enfile les pompes, tiens ça ne veut pas, vous avez déjà essayé de chausser deux blocs de béton ? Parceque je veux bien dormir avec les chaussons dans le duvet mais pas les boots, y a plus de place, avec les gants, le bonnet, le collant, les chaussettes, le tee-shirt, l´ARVA, le réveil, la frontale, la gourde, plus les chaussons et bibi (ça c´est moi), y a déjà assez de monde non ?

Donc, disais-je avant d´être grossièrement interrompu par moi-même, un quart d´heure après j´ai chaud à force de me battre avec mes pompes. Le temps de se préparer le jour se lève, quelques sommets captent les premières lueurs tels des feux d´alarme signalant l´heure du départ. Ciel clair on peut y aller, la neige est dur, ça dénivèle vite, puis la pente se dresse, les crampons deviennent de rigueur, plus haut l´altitude ce fait parfois sentir, le souffle est plus court. Pour nous aider un peu la montagnedécide de nous sortir le grand jeu, vents terribles et rafales de neige nous assaillent, il faut lutter, courber l´échine puis braver les tourments, les mètres sont difficiles à gagner. Sur l´arête finale seuls les crampons ancrés dans la neige nous évitent le grand vol ou l´humiliante vautre version quatre fers en l´air. Le sommet arrive, poser son cul et profiter du paysage, vache que c´est bon. Je suis crevé et Loïs n´est guère mieux, surtout quand il essaie de replier ses peaux gelées et que le vent s´amuse avec lui, au moins les raquettes ne s´envolent pas, elles. Sur le sommet le vent tente encore de nous envoyer valdinguer et il y arrive presque. Ce n´est pas le vrai sommet, il doit être trois cents mètres plus loin sur une arête sèche et plate ( impossible de revenir en chaussant ), ça ira bien comme ça, pas d´intégrisme sommital aujourd´hui. Partons plutot profiter des champs de peuf, qu´est ce que tu dis, peuf ? rêves mon gars, tu as le choix entre neige béton, neige dur et neige gelée !

La descente pourrait être géniale tellement le cadre est chouette et les pentes potentiellement excellentes, pourrait ... dès le début le topo est clair, ça va être la bataille. Sur le haut la neige dur mais lisse nous laisse descendre, puis le vent nous offre des congères chaotiques abominables à surfer, c'est comme un champ de bosse mais en pire, ce sont de minis murs dans lesquels on plante les spatules, des creux qui déséquilibrent, des tremplins qui nous propulsent en l'air. Bataille, guerre, verdun, combat, survie, torture, ... quelle descente !

Le retour au camp ce fait à l'agonie, les cuisses sont explosées, les dos en vrac et les forces évaporées. Le repos du guerrier après la bataille pour monter, la bataille pour descendre, une dernière bataille nous attend, déplacer le camp plus bas dans la vallée pour trouver du terrain sec et pouvoir recommencer demain directement par de la montée. Un sandwich après il faut démonter le camp, à l'arrache, tout en vrac dans le sac sans trop s'embêter. Puis rechausser les planches et tenter de perdre encore du dénivellé. L'horreur, le gros sac me déséquilibre complétement et je n'ai plus la force de lutter, je rampe plus que je ne surf, petit à petit on avance vers la terre promise, un replat en gravier ressemble à un eden, de quoi se jetter au sol et larver sur place pour la nuit. Nuit qui en plus sera très désagréable à cause du gros vent qui c'est levé et essaie de détruire notre abri. Elle tient le choc. La promesse d'un court retour nous réconforte, on arrive à dormir un peu.

 

 J-24, save by the tire-cul.

 

La préparation matinale est lente, retour rapide, pas de soleil donc pas d'urgence. Mais il faut tout de même remonter quelques centaines de mètres avec notre gros barda, c'est rude mais rapide, puis une bonne surprise nous attend, une mini descente en peuf, la meilleure glisse du trip, un régal,  mais méchant retour à la dur réalité du béton, snif, enfin une dernière grimpette nous ramène sur les pistes gelées. Il faut ensuite remonter au sommet de la station, heureusement un gentil percheman nous épargne encore l'horrible galère, merci les gars. Une partie de surf sur glace plus loin nos carres et nos semelles ont cramées sont la vitesse des pro du dré dans l'pentu à donf, mais elles auront le temps de refroidir, il nous reste l'après-midi pour se reposer en attendant le retour des autres guenilles à la plage.

 

 

 

 

J-22-23-24, version plage et Valparaiso. 

Nos quatre comparses profitent de leur intermède festif et bucolique, leurs impressions ? faut leurs demander !

 

 

J-20, La Parva 4047m, un sommet dans le vent.

L´espoir fut de courte durée, un nouveau réveil dans le brouillard refroidi les ardeurs, mais qui ne tente rien n´a rien. Nous rejoignons la station de ski de Valle Nevado pour un départ depuis les pistes, l´espoir revient, on est au-dessus de la mer de nuages, il y a de la neige et du soleil.

Encore une fois on ce fait surprendre par les conditions, le vent se lève, froid et fort, parfois il faut s´arreter pour rester debout, du coup la neige reste gelée ou durcie par le vent, ça va être la fête ! Depuis la fin de la station nous remontons un vallon et finissons par une arête, Eric et Jérôme essaient par l´arête de l´autre côté du vallon. Le rassemblement s´effectue au sommet, la vue est sympathique mais le vent est fatiguant, la recherche d´un itinéraire en bonne neige est vaine. On part donc au plus direct par une grande pente qui se retrécie en un couloir d´une centaine de mètres puis à nouveau des grandes pentes qui nous ramènent à la station, tout en béton évidemment. Un gentil percheman nous laisse profiter de son tire-cul pour retourner en haut des pistes, puis on arrive très vite au camion. La discussion d´après rando est problèmatique, que faire ?

Ce motiver devient plus difficile, oú trouver de la bonne neige ? prendre un jour ou deux de repos ou de visite touristique ? rechanger de région ? ... Avec la fatigue accumulée en plus on décide de ne rien décider, de passer une bonne nuit et de faire une grasse matinée.

J-21, mini couloir et séance de bloc.

Manque de pot pour la grasse mat, Cyril aux agués nous annonce un grand soleil, branle-bas de combat dans le dortoir, réveil des troupes. Deux options ce dessinent, couloir pour faire un peu de raide et séance de bloc pour les Bleausards. Tout le monde reprend la route qui mène à Valle Nevado, mais on s´arrete à mi-chemin face à notre couloir et oú se trouve aussi quelques beaux blocs.

Vite fait bien fait on s´enquille les 350m. du couloir en haut duquel on arrive au pied des pistes d´une autre station et au milieu d´un dépôt de matériel. Le soleil nous grille quelques minutes puis le mini couloir nous attire pour un grand momment de glisse, après quelques virages sautés et trois ou quatres courbes nous voici de retour à la voiture.

On regarde Eric et Jérôme, les habitués de Fontainebleau, et le Xa, s´acharner sur un gros bloc tout en dévers, équipé de quelques spits ce qui est étonnant, encore plus étonnant il y a même des prises taillées sur un côté du bloc. Pendant que les bloqueurs s´amusent au soleil nous partons réparer les semelles de nos planches, encore une fois !

J-18, un demi-volcan.

C´est dur de quitter nos lits douillés, la route nous assomme à chaque fois, en plus le temps est bien triste, on est en plein brouillard. Soyons optimistes, on s´enfile le petit dej. et on fait les quelques kilomètres qui nous séparent de la traditionnelle station de ski au pied du volcan. On tente le coup malgrès les nuages espèrant passer au-dessus, en remontant les pistes les gens nous regardent de travers avec notre attirail et nos dégaines bizarres, après trois semaines de voyage on commence à avoir de sales têtes ! Le mauvais temps décourage l´équipe, avec Loïsyann on continue un peu histoire de décrasser les jambes pendant que les autres profitent du snowpark ou du bar ! Après avoir remonté une combe nous apercevons le sommet qui semble bien pelé, on pourrait y aller mais on préfère attendre d´être tous ensemble pour le faire. Nous redescendons tranquillement récupérer les potes et rejoindre le fourgon, pas terrible la journée ! Et ça ne s´arrange pas, arrivé à Pucon nous consultons la météo, ce qui donne pluie, pluie et pluie, super. Quelque peu découragés nous décidons de repartir au nord, chercher la bonne neige et le beau temps. Dommage pour les volcans c´est raté, on essaye de ce remonter le moral avec un bon apéro et du guacamol, on est devenu des spécialistes du guacamol-chips-bière, et un gros morceau de beefsteak, de la bonne barbaque ça fait du bien.

 

 

J-19, Transfert Pucon - Farellones.

Comme prévu nous allons passer la journée sous la pluie mais au chaud coincés dans le van, pour rejoindre Santiago et ses stations de ski. Le voyage est monotone en cette journée grise, mais nous arrivons à Farellones plein d´éspoirs pour le lendemain.

J-17, rando sur un volcan ou quelque part.

On commence la journée par un bon petit déj. au refuge, ensuite une petite centaine de mètres nous sépare de la neige et nous voici à pied d´oeuvre. Par la station nous nous dirigeons vers l´épaule ouest du volcan, là les choses se gâtent, le temps incertain se décide à nous gratifier d´un bon brouillard, on se retrouve en pleine poisse et on avance à l´aveuglette. C´est devenu une hivernale, la température chute, le vent se lève, on enfile tout ce qu´on peut pour se réchauffer. Le vent humide nous recouvre d´une couche de gel, on ressemble à des glaçons sur pattes. On garde les surfs sur les sacs mais sans trop y croire la pente étant recouverte d´écailles de glace. On arrive tout de même au sommet, par de grosses accumulations de neige et de glace torturées par le vent. On y est, classe, on n´y voit pas à trente mètres !

Avant d´être gelés sur place on redescend, à pied, Jérome sort son GPS, on suit les points de montée, heureusement car on ne retrouve quasiment plus nos traces, et c´est plus facile qu´à la boussole ! Au-dessus de l´épaule c´est enfin possible de chausser les planches, c´est tout juste un peu moins gelé ! Dans le jour blanc c´est toujours un peu limite pour surfer mais c´est marrant, on ne sait pas ce qui va nous arriver, on glisse au feeling et on se laisse surprendre par le relief. Puis nous passons sous les nuages, on se lache, gaz jusqu´en bas, de quoi faire chauffer un peu les cuisses. Ce fut un peu particulier comme sortie mais agréable quand même rien que pour voir les nuages ce déchirer sur le sommet et apercevoir le paysage lointain, sentir les vents nous jetter des rafales de nuages qui nous submergent, qui foncent  à quelques mètres du sol en vagues furieuses, puis qui s´étirent en lambeaux.

Le cadre est magnifique, le blanc de la neige, les ocres des petits cratères sur le flanc du volcan, le noir de la lave, le vert profond des forets, les bleus du lac et de la mer au loin, quel paysage ! Mais il nous faut continuer notre périple, on plie bagages direction un deuxième volcan, le Villarica, plus au nord. Nous roulons jusqu´à Pucón pour trouver une "cabaña" pour la nuit.

 

J-15, route, route et route.

Il nous faut quitter tristement ce joli coin de montagne pour aller loin au sud vers Bariloche puis au Chili vers le Volcan Osorno. Environ mille kilomètres de route.

En résumé : des kilomètres, montagnes, vallées, désert, pampa, petits volcans, rivières, des kilomètres, chklonk-chklonk *, bouffe, essence, resto, essence, pause, essence (ça tête plus que nous ce truc !). La nuit pareil, merci les chauffeurs.

* : intermède mécanique. Un de nos pneus a la bonne idée de crever dans le désert, on trouve le crick, on trouve la cléf, on trouve la roue de rechange, nickel, trop facile. Presque, la galette ne rentre pas, ce n´est pas le bon modèle de jante !*#@?¿¡. Il faut faire du stop pour retourner dans une ville avec le pneu explosé, revenir, ramener le van au garage trouver une vraie roue de secours, voilà comment perdre une demi-journée.

J-16, retour au Chili.

Au petit matin nous voici à Bariloche, la ville semble bien agréable, avec un joli cadre et vue sur les montagnes, presque Grenoble, le lac en plus. On y fait du tourisme, quelques achats et c´est reparti vers la frontière. Dommage que nous n´ayons pas assez de temps pour explorer la région, Bariloche est un super camp de base et les possibilités de randos semblent énormes à proximité.

 

Nous traversons la région des lacs et c´est magnifique, enfin du vert, des arbres et de l´eau, ça fait du bien. On repasse au Chili en abandonnant seulement quelques oignons à la frontiere, protection alimentaire oblige. Encore un peu de courage et nous arrivons en vue des volcans, ça en jette avec les grands lacs, les forêts et la neige juste au-dessus. Une partie de tape-cul plus tard nous voici au refuge Teski de l´Osorno, au pied de la mini station de ski du volcan.

On peut enfin se poser et se reposer.

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus